MORT OU EST MA VICTOIRE!

 Nous nous souvenons d’un jour au départ d’un président, un jour de gloire, peut-être, un jour de libération comme l’on si bien dit ces gens de cette foule en effervescence qui brandissaient, attaché et bien grillé, ou doit-on dire cuit à point le corps d’un homme sur un morceau de bois.

Ce souvenir nous est resté, car à la maison nous avons bénéficié des morceaux de viandes de la nourriture de notre mère qui à ce moment précis a vu à travers l’écran de notre poste de télévision les dents d’un compatriote mordant dans le pénis de cette homme ficelé sur ce morceau de bois.  Elle n’a pu rien avalé comme viande durant cette période.  Peut-être pensait elle que le plat que dégustait l’homme à la télévision était beaucoup plus épicé que ces morceaux de porc qui composaient son repas ce jour là.

 Nous vint en mémoire le corps d’un jeune homme très slevet dont les bras étaient ficelés par derrière.  Il était étalé de tout son long sur la route de Delmas 31 du côté de la ravine là où il a passé toute la journée, car nous l’avons revu à notre sortie de l’école devenant de plus en plus gros.  On pouvait aussi dire qu’un gentil coiffeur à son passage lui avait fait une autre coupe de cheveux, du style afro année 45.  Nous irons jusqu’à dire que la présence de ce cadavre ne provoquait aucun effet ni sur les gens encore moins sur son environnement où il semblait faire  parti du beau panorama qu’offrait cette zone de Delmas !  D’ailleurs les conducteurs s’y sont habitués puisque de leur mémoire est sorti le beau « marèl » auquel ils on joués durant leur enfance, sans nulle doute.

 On dit le plus souvent que le regard d’un homme est le reflet de son âme, mais la question qu’on ne s’est jamais posée est : « est-ce le regard d’un homme n’ayant que sa tête pour seule partie du beau corps que notre créateur lui avait donné à sa naissance ?  Nous avons constaté que l’expression des yeux d’une tête bien installée sur un sachet en plastic de couleur noire se trouvant sur un muret du côté de l’avenue Pouplard est beaucoup plus explicite que celui d’un bébé tétant sa mère.  Vous n’aurez pu imaginer que d’un homme ou plus précisément, de la tête d’un homme on pourrait lire de son regard autant d’expression qu’aucun esprit normal ne pourrait interpréter.  Des yeux aussi vivants ne sauraient faire parti d’une tête humaine n’ayant aucun autre membre rattaché à elle.  On pourrait se croire en plein film d’horreur où l’on sert, le plus souvent sur un plateau en argent la tête de la personne que le chef de maison à le plus désirer.  Peut-être que le plat que l’on s’est vu servir sur cette avenue n’était pas aussi bien garni que ceux qu’on regarde à la télé un vendredi soir.

 On pourrait croire que nos libérateurs, ceux que les foules acclament lors de ces supposées libérations nous ont donné une liberté à nulle autre pareille.  Ils ne se sont pas manifestés pour qu’on les félicite.  Ingrats !  Nous le sommes !  Nous ne leur ont même pas dédié un paragraphe de notre cher livre qui relate de notre si impressionnante et chère histoire.  Cette libération certaine que nous tous avons lutté pour.

 Ces amis de l’environnement dont leur institution existe depuis beaucoup plus longtemps qu’on ne l’aurait imaginé, rien qu’en regardant l’état actuel de notre beau environnement. Leur seul but, « protéger l’environnement haïtien ne nous disent rien sur les effets de ces cadavres trainant sur les chaussées, et cela, le plus souvent dans leur pire état.  Ne sont-ils pas des éléments destructeurs pour notre environnement ? Ou du moins, leur punition ou condamnation c’est-à-dire celle de ces personnes tuées est un bienfait à nul autre pareille et cela pour tous et leur lieu d’habitat.  A-t-on jamais pu imaginer que la mort d’une catégorie d’homme entrainerait la résurrection d’une autre ?

 La victoire de la mort n’a jamais accordé de gloire à l’assassin d’un homme ou permettre la résurrection d’un être cher qui nous a été enlevé.  Cette sorte de vengeance qui est encré dans l’âme de nos chers compatriotes qui le pratique depuis l’aire de l’esclavage n’a jamais ramené un seul membre d’une des familles d’esclaves.

 Nous avons commencé par brûler, empoisonner, massacrer,  tuer nos colons pour une liberté qu’en 2005 on n’a toujours pas.  C’est à se demander si ces morts nous ont maudits à la seconde de leur décès, puisqu’on dit : « Les morts ne pardonnent pas ! Et, mort où est ma très chère grande victoire ?

 

 

Auteur: Petrane Pierre.

4 Responses to “MORT OU EST MA VICTOIRE!”

  1. Pablo

    Aug 09. 2013

    well done.

  2. Franst Remy

    Aug 09. 2013

    Let the truth be known, Haitians are blind to reality. What you said is so true. People are insensitive when carried away by emotional hype. Good thinking. You got it from your dad: Keep WRITING.

  3. Keep up the superb works guys I’ve included you guys to our blogroll.

  4. For the vast majority of people the answer is no, because they work for someone else, and they don’t love their job!As a purely unscientific study based on my personal experience interacting with hundreds of people at dozens of companies, I would estimate that about five to ten percent of people at any given company truly love their job. Keep in mind, most people will never admit to you (or even themselves) that they aren’t passionate about their work. They could be in denial about it, be completely unaware that something better exists, or have convinced themselves that where they are is perfect because admitting otherwise would mean they’d have to change! But if you get to know someone well enough, this embarrassing truth very often will come out.Sometimes, I will just ask people over dinner or drinks, “Do you love your job?” If it’s someone I feel that I know well, the answer is often an honest “no”. Of course, keep in mind that I didn’t say ninety percent of people hate their job. I did say that ninety percent (or more) of people aren’t passionate about their job.You can test this theory for yourself next time you are at any type of social event. As you are standing there meeting new people and desperately trying to make small talk, two inevitable questions will come up: Where are you from? And what do you do?Whenever I find myself in this situation, the second question in particular always intrigues me, and I tend to look closely at how someone answers it. As with all communication, the non verbal (voice tone, pitch, variety, speed, and most importantly body language) says so much more than the actual words coming out of their mouth.Some people can’t wait to bubble away about their exciting projects and are truly inspiring in their commitment and passion. But the majority of people, when asked this question, have their eyes dart to the ground for just an instant. They recite the line they have used so many times before with just a hint of shame, saying something like “I do sales at a large medical distribution company”. As you listen (wondering to yourself, what the heck do I know about medical sales and what the heck will my next small talk question be), they watch your face to see what your reaction will be. Will you be impressed? After all, they did say “large” distribution company. Or will you see through their social mask and discount them as another boring person you met at the party.Ask them how they like it and you may hear some words like “It’s not too bad”, “It’d be better if…”, “But it has great benefits”, and “Next year it might…”. If you ask enough people this question, you will start to be able to spot them from across the room. Without even asking, I can usually spot the people in the room who love their work. They are having the most fun! You too can discover a job you love. For most, it won’t be a magical discovery that suddenly hits you. It’s an ongoing process in life of noticing when you are having the most fun, and starting to incorporate those experiences into your work. Of course, this is much easier to do if you are self employed!When you are ready to get started, there are a number of fine books on the subject, but if nothing else I hope I’ve convinced you that your work and play can in fact be one and the same. Stop thinking of your job as “what I have to do”, and start thinking of it as “what I want to do”. You just might wake up one Monday morning absolutely excited to go to work, and discover that somehow, against all odds, you love your job!