Le sénateur Wencesclass Lambert s’oppose aux pressions pour faire partir le président Martelly

files.phpLe sénateur Wencesclass Lambert (sud-est), connu pour sa position affirmée en faveur du président Michel Martelly, a appelé jeudi au respect du mandat du chef de l’État, élu en 2011 pour 5 ans.

Le parlementaire se montre très furieux vis-à-vis de ceux qui appellent au départ du président Michel Martelly accusé de ” graves dérives  anti-démocratiques”.

M. Lambert a  exprimé sa solidarité avec le chef de l’Etat, objet de vives contestations ces dernières semaines, paticulièrement  au  cours de manifestions de milliers de personnes à Port-au-Prnce et en province pour réclamer son départ.

Le 18 novembre dernier, des dizaines de milliers de personnes  ont ainsi gagné les rues dans la capitale  pour le presser de se demetre, alors que certains de ses partisans qui avaient convoqué une manifestation, n’avaient pas réussi à faire recette. D’autres se sont plutôt attaqués aux manifestants anti-gouvernementaux à coups de pierres et d’armes, faisant des blessés dont certains par balles.

“Michel Martelly a un mandat sacré que lui a conféré le peuple et il est temps qu’on apprenne à respecter la durée du mandat des chefs d’État, dit M. Lambert dont le frère, l’ancien sénateur Joseph Lambert, avait récemment déclaré que tant qu’il sera aux côtés du président comme conseiller politique, rien ne peut lui arriver.

Michel Martelly est cependant  constamment accusé ces derniers jours  d’avoir  été dans un passé  récent en première ligne de manifestations pour demander le départ d’un chef d’État qui, comme lui aujourd’hui, avait accédé à la première magistrature, à travers des élections.

Wencesclass Lambert a par ailleurs vanté ce qu’il appelle les grandes réalisations de M. Martelly et estime que le chef de l’État est en train de redresser la situation du pays qui avait été ruiné par la mauvaise gouvernance.

Il accuse particulièrement l’organisation de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, Fanmi Lavalas, dont les militants jouent un rôle de premier plan dans la grande mobilisation pour le respect des principes démocratiques, d’avoir fait beaucoup de mal au pays.

Selon lui, la situation difficile dans laquelle le pays se trouve aujourd’hui, fait partie des séquelles de la gouvernance Lavalas.

Pour sa part, le sénateur Moïse Jean-Charles, l’un des principaux opposants à Michel Martelly, a fait savoir que le pays n’est jamais descendu aussi bas. Il a rappelé que M. Martelly n’avait pu obtenir  que  700 mille voix lors des élections de 2010/2011, selon les chiffres fournis par le CEP, alors que, a-t-il dit, plus d’un million de personnes ont récemment investi les rues pour lui demander de partir.
AHP

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