Le dialogue interhaïtien reprendra lundi, annonce Martelly

filesLe président de la République a déclaré vendredi que le dialogue débutera lundi. Le chef de l’Etat, qui a fait des déclarations en marge du lancement du forum sur la politique pénale du gouvernement, s’est dit prêt à rencontrer tous les secteurs de la vie nationale pour écouter leur préoccupation.

« Après les différentes consultations, les rencontres vont débuter lundi, a déclaré monsieur Martelly, qui n’a précisé ni le lieu ni l’agenda de ce nouveau round de discussions. En tant que président de la République, il est important d’écouter tout le monde. Mon cabinet est en train de travailler sur l’agenda des discussions.

« Puisque je suis un démocrate, un homme ouvert, qui n’est pas là pour les conflits, je veux permettre à chacun de donner son opinion, que tout le monde dise ce qu’il pense», a poursuivi le chef de l’Etat sur un ton très conciliant. Le président a néanmoins mis en garde les protagonistes. « Je ne veux pas dire pour autant que je serai en mesure de satisfaire à toutes le demandes », a-t-il poursuivi en affirmant sa volonté de trouver une solution à la crise préélectorale.

Le chef de l’Etat a fait ces déclarations à l’issue de la cérémonie de lancement du forum sur la politique pénale du gouvernement. Si les rencontres devraient débuter lundi, elles ne devraient pas continuer toute la semaine. « Elles seront interrompues pour un peu de temps car je dois quitter le pays mardi ou mercredi pour participer à l’Assemblée générale des Nations unies ».

Le président Martelly a exprimé plus loin sa volonté de rencontrer tous les acteurs politiques, de toutes les tendances. S’il croit que le vote de la loi électorale aurait déjà résolu la crise, il tient quand même à s’entretenir avec le groupe des six que des gens présentent comme l’élément du blocage. « Le plus important est de pouvoir s’asseoir pour discuter et aujourd’hui je veux étendre le dialogue à d’autres personnes », a-t-il martelé.

« Souvent nous résumons la crise par le refus du groupe des six de voter la loi électorale au Sénat. Je veux m’asseoir avec d’autres gens de la société pour comprendre leur interprétation sur ce qui se passe », a conclu le président, qui se dit prêt à faire de nouvelles concessions pour sortir le pays de l’impasse.

Louis-Joseph Olivier Source: Le Nouvelliste

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