La Syrie prête à se défendre en cas de frappe occidentale

En guise de réponse aux déclarations des pays occidentaux, le ministre des affaires étrangères syrien, Walid Mouallem, a prévenu, mardi 27 août, que son pays était prêt à se défendre en cas d’intervention militaire internationale. Sans donner de détails, le ministre a promis que les moyens de défense syriens allaient “surprendre” le monde.

“S’en prendre à la Syrie n’est pas une mince affaire. Nous avons deux options : soit nous rendre, soit nous défendre avec les moyens dont nous disposons. Le seconde solution est la meilleure : nous nous défendrons.” “Nous entendons les tambours de la guerre autour de nous. S’ils veulent mener une agression contre la Syrie, je pense qu’utiliser l’alibi des armes chimiques n’est pas exact du tout. Je les mets au défi de montrer ce qu’ils ont comme preuves.”

Les Etats-Unis, comme plusieurs pays occidentaux, affirment avoir la certitude que du gaz a été utilisé dans une attaque de l’armée syrienne, le 21 août à l’est de Damas. Une équipe d’inspecteurs de l’ONU est actuellement sur place pour déterminer si c’est le cas, mais sans pouvoir dire qui de l’armée ou des rebelles a mené l’offensive. La mission, qui devait se poursuivre mardi, a été reportée pour raisons de sécurité.

Les alliés de Bachar Al-Assad, Russie et Iran en tête, ont mis en garde contre un risque d’embrasement dans toute la région en cas d’intervention armée.

PLUSIEURS SCÉNARIOS À L’ÉTUDE

Ces déclarations interviennent alors que se précise une frappe occidentale contre le régime, en réaction à des attaques chimiques présumées. “Nous sommes prêts à y aller si Obama le décide”, a affirmé le secrétaire à la défense américain, Chuck Hagel.

Divers scénarios seraient toutefois à l’étude, dont un consisterait, selon le Washington Post, à mener des frappes limitées dans le temps contre des installations du régime syrien.

Citant plusieurs hauts responsables de l’administration Obama, le quotidien évoque une attaque “qui ne durerait pas plus de deux jours et utiliserait des missiles tirés de la mer”. Les Etats-Unis ont renforcé leur présence navale en Méditerranée ce week-end avec l’envoi d’un quatrième destroyer porteur de missiles de croisière Tomahawk.

Selon The Guardian, l’activité se serait intensifiée ces dernières quarante-huit heures à l’aéroport de Larnaca, à Chypre, considéré comme une possible base en cas d’intervention aérienne. La Grande-Bretagne, qui dit examiner une “réponse proportionnée”, a reconnu que des plans en vue d’une possible action militaire étaient en préparation. Le premier ministre David Cameron, qui présidera mercredi une réunion de son conseil de sécurité nationale, a convoqué le Parlement en session extraordinaire, jeudi, pour un vote “sur la réponse du Royaume-Uni aux attaques à l’arme chimique” en Syrie.

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