Egypte : l’état d’urgence décrété, El-Baradei présente sa démission

3461611_6_c13c_sur-le-front-de-la-mosquee-de-rabiya-au-caire_1a1369404bdde731248bcc23bc31c68aLa police égyptienne a commencé, très tôt mercredi 14 août, à évacuer de force plusieurs places du Caire occupées depuis six semaines par les partisans du président déchu Mohamed Morsi. L’opération, que le pouvoir ne voulait pas voir se transformer en “bain de sang”, a pourtant fait de nombreuses victimes.

Les bilans restent contradictoires, notamment en raison de l’interdiction faite aux journalistes de pénétrer dans la zone. Le ministère de la santé égyptien fait état d’au moins 278 morts dont 43 policiers dans tout le pays. Mais le bilan est probablement bien plus élevé, un journaliste de l’AFP ayant décompté 124 cadavres sur la seule place Rabaa al-Adawiya, QG des manifestants pro-Morsi au Caire, où le ministère de la santé a fait état de 61 morts.

Les Frères musulmans, qui parlent de “massacre”, évoquent de leur côté le chiffre de 500 morts et au moins 10 000 blessés. En outre, deux journalistes ont été tués lors de l’évacuation par la police des deux campements des partisans de Mohammed Morsi au Caire. Plusieurs autres ont été arrêtés, certains battus par les forces de sécurité, puis relâchés.

 

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